
Acrylique sur carton entoilé – 20 x 20 cm – Original
Pocahontas, une femme, un nom, une légende, une histoire. C’est tout ça à la fois et plus encore.
Je voulais laisser libre cours à mon imagination. Je voulais écrire des mots, et maux et non faire un résumé de son histoire. Pocahontas, c’est une femme avec une vie particulière, c’est une précurseuse. Nous avons toutes en nous une âme de Pocahontas.
Notre enfance a eu des hauts et des bas. Quel que soit l’endroit de la planète, les hauts et les bas sont différents bien sûr mais être une femme peut être difficile, plus ailleurs qu’ici. Exister dans son enfance avec des parents marqués, de la famille fracassée laisse des traces. Ces trous et ces bosses nous ont construites et ont fait de nous ce que nous sommes.
Vient ensuite le temps de l’adolescence où certaines, chanceuses, se rebellent. Les autres continuent de subir, souffrent en silence, sans en être vraiment conscientes. Ce serait encore tellement plus douloureux.
Quand nous atteignons l’âge adulte, des rêves plein la tête, des destins décidés d’avance par d’autres, soi-disant bien intentionnés, nous faisons du mieux que nous pouvons avec nos fêlures. Nous fondons une famille pour survivre, donner ce que nous n’avons pas eu. Nous avançons seule ou mal accompagnées. Les chanceuses sont heureuses.
Nos enfants sont nos bouées de sauvetage, souvent. Nous tentons de ne pas trop les abîmer. Pendant cette période de notre vie, nous pouvons opter pour une voie vers la guérison . Et alors, après un temps infini, nous sommes enfin libres. Notre vie est déjà bien bien entamée mais, entre nous, qu’est-ce que le temps ?
Alors le présent nous parle enfin. Le passé, nous le laissons où il est, il ne nous définit plus. Nous avons fini par l’apprivoiser, ou presque. Nous avons dû faire des choix, quitter les personnes toxiques de notre environnement. Nous avons dû partir. Nous l’avons fait.
Le futur ? Il est à construire pas à pas. Nous avons atteint un âge certain. Pour les chanceuses, elles sont jeunes et débutent. C’est l’idéal. Mais vivre, enfin, ça c’est essentiel. Le reste est accessoire. Nous avons toutes une part de Pocahontas en nous : une part de battante, de survivante, de souffrance aussi ; une part de rêves à accomplir, d’amour véritable à découvrir, vivre, ressentir.
Pocahontas, une femme, un nom, une légende, une histoire. C’est tout ça à la fois et plus encore.
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