Acrylique sur carton entoilé – 18 x 24 cm – Original

Un vaste sujet, une question en suspend qui nous hante indéfiniment et pourtant …

S’il est un mystère insondable c’est bien celui-ci. Nous aurons beau tenter de saisir le monde dans nos bras de peur qu’il ne nous échappe, rien n’y fera. L’univers est insaisissable. Il fait des cadeaux à ceux qui le méritent, il donne des leçons à ceux qui en ont besoin, il veille sur ceux qui sont en danger, il fait avancer ceux qui sont prêts à franchir le prochain cap.

Dans la tourmente du quotidien, nous nous débattons autant que possible. Les épreuves sont parfois cruelles, difficiles. Elles peuvent nous conduire au bord du gouffre. C’est à chacun de refermer la fenêtre ouverte pour sauter. Rien ne nous sera envoyé que nous ne pourrons affronter. Guérir est douloureux mais l’enjeu est important. La victoire est accessible malgré un chemin parfois tortueux.

Chaque étape est essentielle. Sur le moment, impossible de s’en rendre compte. Avec le recul, nous prenons conscience de la distance parcourue, du sac à dos qui s’allège. L’instant présent seul est important. Le passé est ce qu’il est, ne nous définit pas. Il faut le laisser là où il est. Le futur n’est qu’une projection de nos pensées. Il n’existe pas, il s’expérimente pas à pas. Le passage est étroit mais franchissable.

Laissons-nous emporter par le tourbillon de la vie. Les couleurs qui nous collent à la peau, à la rétine de nos yeux d’enfants émerveillés. Laissons notre candeur, notre innocence envahir cet espace temps du présent. Laissons nos cœurs s’émouvoir, laissons nos émotions refaire surface, laissons nos larmes, nos rires s’exprimer librement.

Le virus de la joie intérieure est essentiel, alors sachons l’apprivoiser et l’utiliser et l’user à l’envie. Il nous donnera tellement de satisfaction, de bien-être. Il saura nous éviter le doute, la tristesse, parfois la maladie.

Alors laissons-nous entrer dans la danse, inventer la chorégraphie de notre vie, vivre chaque pas, chaque mouvement de bras, de tête, comme si c’était le dernier. Laissons-nous respirer lentement, doucement à notre rythme, notre capacité intérieure. Laissons-nous traverser les épreuves et plonger dans ce vaste inconnu qui nous accueille. Laissons-nous surprendre, vivre sans concessions, fuir le toxique et embrasser l’énergie qui nous entoure. Laissons-nous goûter le soleil qui nous réchauffe, guetter les jours de pluie qui nous désaltèrent, recevoir le vent qui nous rafraîchit …

Le temps qu’il nous reste