Acrylique sur carton entoilé – 24 x 30 cm – Original

Il sera une prochaine fois où j’irai de nouveau en Écosse !

Ce pays fait partie intégrante de mon enfance, mon adolescence. J’y allais en vacances en famille régulièrement. C’était comme retourner chez soi. Retrouver le confort d’un lieu connu et chaleureux.

Je dois reconnaître que la météo n’a pas toujours suivi la saison estivale. Si les rhododendrons sont aussi immenses, verts et regorgeant de fleurs sublimes, c’est que là-bas l’eau est à volonté ! Et pour autant cela n’a aucune importance. Ce n’est pas cette ambiance là que je retiens.

C’est le son des cloches des belles, magnifiques, sublimes Highlands. Leur pelage roux, leurs longs poils légèrement frisés qui cachent leurs doux yeux émerveillés. Je suis sous leur charme depuis ce premier jour où j’ai croisé leur regard. C’est comme si nous nous comprenions instinctivement. C’est une histoire sans parole. C’est une longue et unique complicité qui ne peut s’expliquer. Je n’ai pas de mots, que des ressentis.

Elles sont là, à brouter des étendues à perte de vue d’herbes bien verdoyantes parsemées de bruyères roses et blanches. J’entends encore leur mastication si je ferme les yeux et que je fais taire mon bruit intérieur. Leur beuglement est tout aussi présent et précis dans ma mémoire.

Elles sont rustiques et généreuses. Elles s’adaptent parfaitement à leur environnement. C’est rude, sauvage mais généreux aussi. Rien ne les arrête. Pas les éléments naturels, pas les automobilistes qui croisent leur chemin, pas même les moutons qui les accompagnent parfois dans leurs errances quotidiennes.

J’aimerais pouvoir lui donner un nom. Je la regarde dissimulée mais présente, suggérée mais intense. Je me retiens parce que je sens que ce n’est pas mon rôle. C’est à la personne qui va l’adopter pour la vie de lui donner ce joli nom qui lui correspondra. De mon côté je lui ai donné la vie. J’ai ravivé également le temps d’un tableau mes souvenirs d’enfance. Des noms de villes que j’ai traversées, dans le désordre : Callander où vivaient Pearl et Victor, Stirling qui n’est pas très loin, Oban, Inverness, Fort William, Pitlochry, Ullapool, Édimbourg, capitale de l’Écosse. Et aussi des villes dont j’ai oublié le nom. La petite maison du bout du monde dans laquelle nous avions dormi.

Je regarde une dernière fois Mon Highland préférée et je la laisse partir pour vivre sa meilleure des vies dans une nouvelle famille. Longue et belle vie !